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Préparation de l'atelier : thèmes et intervenant·e·s potentiel·le·s

Fil global pour chaque thème ; la matérialité et la répartition des infrastructures des TIC : enjeux et conséquences.

La production de contenus et ses modèles commerciaux

Grandes lignes

Description des modèles commerciaux possibles en ligne : contribution gracieuse, don, abonnement, vente d'espace à des annonceur·e·s, vente d'espace à des régies publicitaires, mélange (… ?). Le choix de l'un ou l'autre et la manière dont il est affiché transforment la nature des contenus produits (potentiel incestueux/trompeur). La question n'est pas propre aux médias en ligne, mais les concernent particulièrement. Il est d'ailleurs intéressant d'observer les pratiques des « anciens » médias en la matière, ainsi que les mouvements de concentration entre médias et opérateurs de communication (par exemple avec Drahi ou Niel).

Intervenant·e·s potentiel·le·s

  • Valérie Patrin-Leclère (CELSA / travaille sur les liens entre médias et publicité)
  • Membre de l'Acrimed

Lieux potentiels

  • Studio de yt ou dm
  • Siège de journal ou de publicitaire

Publicité et autres formes de communication dans l'espace publique

Grandes lignes

Agression publicitaire, idéologies et représentations véhiculées (notamment genrées), apologie de la consommation, différenciation selon les lieux, surveillance par les dispositifs dans l'espace public et/ou par ceux que nous trimballons… La publicité sous toutes ses formes s'y prête, mais pourrait être élargi à n'importe quelle autre forme de communication : graffitis, affiches de sécurité/information, enseignes…

Intervenant·e·s potentiel·le·s

  • Mathilde
  • Déboulonneur·e·s

Lieux potentiels

  • N'importe quel abribus ?
  • métro ?

Conséquences environnementales et sociales

Grandes lignes

Réalité matérielle des infrastructures indispensables au fonctionnement des TIC, leur répartition dans l'espace et leurs conséquences, notamment écologiques. Par exemple, pour les data centers : majoritairement dans les quartiers pauvres, dont les populations supportent les risques et nuisances. La question peut inclure toute la chaîne de production et d'utilisation, de l'exploitation des terres rares à l'absence de recyclage, en passant par le travail d'esclaves, la consommation d'énergie, les conséquences sanitaires (polluants émis, ondes…), l'obsolescence programmée et le gaspillage, etc.

Intervenant·e·s potentiel·le·s

  • Natalia Calderón-Beltrán
  • Michelle Dobré (sociologue de l'Université de Caen, travaille sur la consommation et l'écologie)
  • Fabrice Flipo
  • Razmig Keucheyan
  • Clément Marquet (Telecom ParisTech, travaille sur les data centers et leurs controverses, par exemple : À l'ombre des promesses de la ville intelligente : Plaine Commune, capitale des data centers)
  • Gaël Trouvé (Sciences-po Lille/petite rockette, travaille sur les conséquences environnementales des technologies de la dématérialisation)
  • Jade Lindgaard (journaliste à Mediapart, membre du collectif toxic tour (?))
  • Membre du collectif Toxic tour
  • Membre de FFDN
  • Membre de URBACTION'93 (association qui est parvenue à faire annuler une autorisation d’exploitation d'un data center de la Courneuve)

Lieux potentiels

  • Data centers

Surveillance et données personnelles

Grandes lignes

Multiplication des dispositifs de surveillance et d'identification dans l'espace public et/ou en ligne, par des États ou/et des entreprises et/ou n'importe qui : caméras, radars, portiques ou services à identifiant personnel, téléphones et autres objets connectés, voitures géolocalisées, applications imposant identification et géolocalisation… Dans le même temps, la centralisation de certains équipements (câbles sous-marins, data centers, antennes relais…) et le quasi-monopole de certains fournisseurs services (google, facebook, twitter, uber…) ­permet la surveillance de masse – dont certains tirent d'ailleurs leurs profits. Cette évolution générale est mise au service des annonceurs et des politiques sécuritaires.

Intervenant·e·s potentiel·le·s

  • Félix Tréguer
  • Alain Damasio
  • Stéphane Bortzmeyer (Afnic)

Lieux potentiels

  • CNIL
  • Siège de gafam

Enjeux financiers

Grandes lignes

Les 5 entreprises ayant les plus grandes capitalisation boursière au niveau mondial sont actuellement Apple, Alphabet (Google), Microsoft, Amazon et Facebook, devant les conglomérats pétroliers, bancaires, de l'armement ou pharmaceutiques. Au-delà de ces exemples symboliques, les TIC génèrent des bénéfices incommensurable, dans les domaines de la fabrication des équipements, des services en ligne, ou de la production et l'exploitation des contenus et données. Cette accumulation de capitaux s'accompagne évidemment de luttes pour leur répartition, des travailleur·e·s non payé·e·s en lutte pour leur survie aux gouvernants qui légifèrent sur la (ou l'absence de) fiscalité, en passant par les producteur·trice·s de contenus et données et le digital labor. Ces luttes se retrouvent dans les espaces, à petite et grande échelles.

Intervenant·e·s potentiel·le·s

Lieux potentiels

  • Siège de gafam

SCADA et sécurité des « smart cities »

Grandes lignes

Acronyme de Supervisory Control And Data Acquisition, ou en français système de contrôle et d'acquisition de données. On trouve ces systèmes dans de nombreuses infrastructures industrielles critiques (barrages, énergie, transports routiers ou ferroviaires, traitement de l'eau ou des déchets…) ou non (usine du coin, centre d'incinération…) afin de les piloter à distance. Des failles de sécurité sont régulièrement découvertes dans ces installations (par exemple, historiquement non conçues pour être reliées à internet) et pourraient potentiellement avoir des conséquences catastrophiques. Voir par exemple SCADA Strangelove. Avec des conséquences moins dramatiques, la critique de la faible sécurité peut concerner un grand nombre d'équipements connectés que l'on croise au quotidien.

Ce thème pourrait aussi inclure les « équipements connectés » installés pour mesurer tout et n'importe quoi en ville. Par exemple, des capteurs Cisco sont installés place de la Nation pour mesurer le bruit, la pollution, la densité du flux de voitures, les trajectoires des piéton·ne·s, groupes et cyclistes, localiser les téléphones portables… Il semble que l'entreprise se soit proposée à la mairie de Paris pour installer « gracieusement » ces outils et mette ensuite les données collectées à disposition de tou·te·s dans un format libre. Son objectif semble être de favoriser le développement d'entreprises qui les exploitent, afin de rendre utiles aux villes ses équipements. Nous pouvons nous interroger sur ce modèle économique, ainsi que sur la destination finale et la nécessité d'anonymisation de ces données, potentiellement sensibles (identification des portables, visages, plaques d'immatriculation, etc.).

Intervenant·e·s potentiel·le·s

Lieux potentiels

  • nation, équipée de capteurs divers, mais potentiellement n'importe ?

Zones blanches ou « fracture numérique territoriale »

Grandes lignes

Il s'agit des inégalités dans le déploiement des infrastructures permettant l'utilisation des terminaux. Les opérateurs se concentrent d'abord sur l'équipement des territoires les plus rentables et délaissent notamment les zones les moins densément peuplées. Des groupes militants commes tetaneutral.net agissent (ici dans les alentours de Toulouse) pour connecter ces endroits et leur fournir des connexions neutres et associatives, avec des installations à bas coût (genre boite de ricoré au sommet du clochet du coin pour connecter tout un village). Avant de creuser la question, besoin de vérifier la réalité de ces inégalités et leur répartition géographique. Voir par exemple cette carte du réseau Bouygue ou des connexions internet fibrées.

Intervenant·e·s potentiel·le·s

Lieux potentiels

  • Creuse

Applications de « réalité augmentée »

Grandes lignes

Inégalités de répartition des pokéstops dans Pokemon go.

Intervenant·e·s potentiel·le·s

Lieux potentiels

  • ?

Uber / capitalisme de plateforme

Grandes lignes

L'une des expressions de l'économie de la mise en relation est particulièrement inscrite dans l'espace public : Uber et les concurrents de l'entreprise dans le secteur du transport de personnes, matérialisée par les taxis, VTC et loti. Croiser un véhicule Uber, ou au contraire ne pas croiser de taxi « traditionnel », pourrait être l'occasion de discuter des transformations provoquées par ces plateformes et les tensions qu'elles entrainent entre anciens et nouveaux entrants, et de leur captation de valeur sans création ni réelle redistribution.

Intervenant·e·s potentiel·le·s

  • Sarah Abdelnour (Dauphine, IRISSO)
  • Sophie Bernard (Dauphine, IRISSO)

Lieux potentiels

  • ?
balades_mediacritiques/preparation.txt · Dernière modification: 2017/10/02 17:38 (modification externe)